dimanche, 31 mai 2009
TANDEM
Natalie Dessay
Christophe Hondelatte

05:07 Publié dans REFLEXIONS, DERISION, CITATIONS et un peu plus | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 29 mai 2009
IL Y A UN AN
Je pense à Toi. Il y a un an tu nous quittais. Comment te dire que tu es présente ? Comment t'exprimer que je ne t'oublie pas, si ce n'est en faisant cette petite vidéo pour que tu sois ici parmi nous. Combien de fois je déplore que je ne puisse partager ce site avec toi.
Les portes du temps ne se sont pas refermées sur ton absence...Je pense aux Tiens...Je leur offre ces quelques images avec toute mon affection.
J'ai ajouté ces quelques vers qui sont pour toi, extraits de La Nuit de Mai d'Alfred de Musset.05:04 Publié dans MONIQUE MON AMIE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 25 mai 2009
MOESTA ET ERRABUNDA
Triste et Vagabonde
Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l’immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il, Agathe ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate !
Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
– Est-il vrai que parfois le triste cœur d’Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?
Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le cœur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !
Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
– Mais le vert paradis des amours enfantines,
L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?
(Editions Berger-Levrault - Collection "Les belles lettres françaises 1967"
Extrait des Fleurs du mal édition 1861)

Pour toi, pour vous...
Un choix qui m'a été inspiré par ma CARPE DIEM....
C'est en visitant ton site sur lequel j'ai pu découvrir cette belle page que tu as faite sur le château de mon coeur, que m'est venu à l'esprit ce poème extrait des "FLEURS DU MAL" de Charles Beaudelaire...
J'aime particulièrement ce poème au titre qui signifie "triste et vagabonde"....comme mon âme ? comme mon coeur ?
Pas de tristesse en moi, mais l'esprit et le coeur vagabonds sûrement ! Ce poème pour moi est une "invitation au voyage", autre poème que nous pouvons lire également dans les Fleurs du Mal, que je pourrais y associer.
"Mon enfant, ma soeur, songe à la douceur d'aller vivre là-bas ensemble !..."
Merveilleux Beaudelaire ! Que j'aime vos poèmes.
15:14 Publié dans POESIES, PROSE, ROMAN, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 24 mai 2009
MOMENT DE CONVIVIALITE ????
(images GOOGLE)
Mardi 26 mai 2009, c'est le retour, comme tous les ans, de la fête des voisins....
Comme tous les ans je vais "râler" car je n'aime pas ce genre de manifestation.
Vous allez vous dire "quelle ourse mal lèchée cette Gigi...!"
Pourtant non, je ne suis pas particulièrement "ourse", un peu distante certes, ne faisant jamais le premier pas vers les gens que je ne connais pas, sauf...si je vois quelqu'un en difficulté.
Cette fête des voisins, instituée il y a une dizaine d'années n'est pas critiquable en soi. Le principe est assez sympathique, puisque cela consiste à se réunir pour faire fondre la glace entre voisins qui s'ignorent le reste de l'année. Chacun apporte un petit quelque chose, on fait table commune avec les moyens du bord et cela donne l'occasion non seulement de faire connaissance, mais pour peu que certains voisins soient originaires de pays que nous ne visitons pas tous les jours, pas même le reste de l'année, ce sera l'occasion de goûter à leur cuisine, à leur boisson que sais-je encore...
Donc vous voyez, de ma part, pas d'a priori....mais pour moi, il y a un "MAIS" !
J'habite dans un petit lotissement, dans lequel nous avons fait construire il y a trois ans. Nous y résidons depuis exactement deux ans. Il y a en tout une quinzaine de maisons, donc très petite population occupant les lieux. Dès l'arrivée des premiers résidents, nous aurions dû avoir une première réunion pour désigner un président et des secrétaires pour la gestion du lotissement. Cela aurait pu être une occasion agréable et simple de faire connaissance et de sympathiser...Rien n'a été fait et n'est toujours pas fait...Il n'y a jamais eu de réunion et trois ans après, nous ne nous connaissons pas les uns les autres, sauf ceux, qui sont des collègues de travail, qui se sont retrouvés dans ce lotissement ; au mieux un bonjour ou bonsoir si nous nous croisons à l'extérieur.
L'an passé, mon voisin le plus proche est venu nous demander si nous voulions assister à la fête des voisins qu'ils organisaient...Cela m'a donné l'occasion de lui dire non en lui exposant mes raisons : alors que nous ne nous étions jamais réunis pour organiser la gestion du lotissement et qui aurait été le moment idéal pour faire connaissance entre nous.
En fait, je ne crois pas que nous soyons un cas isolé. Une petite réunion sur la place du lotissement, ou pour d'autres dans la cour de leur immeuble est un moment convivial, mais le reste de l'année ce sera comme les autres jours, nous nous croiserons en nous saluant du bout des lèvres ou d'un petit signe de la main à distance, mais aucun dialogue ne se fait vraiment et nous ne connaissons pas plus nos voisins que l'on organise une fête des voisins ou pas...
Je ne prétends pas dire que ce soit partout pareil, mais dans notre région le sens de la convivialité n'est pas forcément leur qualité première....
04:59 Publié dans REFLEXIONS, DERISION, CITATIONS et un peu plus | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 20 mai 2009
ELIGIBLES A 18 ANS ? FAUT-IL DE L'EXPERIENCE ?
(image Google)Deux députés défendent l'abaissement de l'âge d'éligibilité aux scrutins nationaux.
Un jeune homme tape du pied, des propositions de loi fleurissent. Convaincus par les arguments d'un étudiant de 19 ans, Maxime Verner, qui réclame l'abaissement de l'âge d'éligibilité à 18 ans pour les élections nationales, deux députés - l'un UMP, l'autre PS - viennent de déposer des propositions de loi en ce sens. SUITE DE CET ARTICLE DU FIGARO A LIRE :
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/15/01002-2009051...

" JE SUIS JEUNE IL EST VRAI, MAIS AUX ÂMES BIEN NEES,
LA VALEUR N'ATTEND POINT LE NOMBRE DES ANNEES." (Pierre CORNEILLE - LE CID)
Cette semaine, je me demandais quel article j'allais écrire. En ce moment les informations me donnent du grain à moudre, j'ai l'embarras du choix.
- Allais-je écrire sur le voyage de SS Benoît XVI au Moyen-Orient ? Cela me tentait car il y a beaucoup à dire sur la façon dont ce pape sans charisme s'occupe des affaires du monde.
- Allais-je une nouvelle fois, faire un billet d'humeur sur la grande colère qui gronde dans les hôpitaux ?
- Allais-je me gausser des facultés en "révolution" depuis plus de deux mois ?
- Allais-je râler pour la énième fois, sur les grèves corporatistes qui pourrissent notre pays sans oublier la grippe mexicaine et tout le reste....
Et voilà qu'un matin, j'ai entendu sur RTL (je vous rappelle que c'est ma radio préférée) qu'un jeune trubillion de 19 ans, revendiquait l'abaissement de l'âge d'éligibilité à 18 ans.
Pourquoi pas ? me suis-je dit. Bien vite, je me suis ravisée et j'ai réfléchi à ce qui se passe actuellement dans notre doux pays de France.
Comment un jeune de 18 ans pourrait prendre la destinée de la France en mains ?
Déjà lorsqu'à 18 ans il veut entrer dans la vie active, aucune entreprise ne l'embauche car il n'a pas d'expérience. Pour travailler, il faut de l'expérience. Comme ce jeune n'en a pas , il va s'inscrire au chômage ou au mieux, il essaie de faire une formation qui lui permettra d'acquérir cette expérience qui lui fait défaut. Cela vaut bien sûr, que ce soit un jeune (ou une jeune) de milieu modeste comme pour un jeune de plus de 20 ans, ayant eu la chance de faire des études, d'acquérir des diplômes et qui se retrouve le bec dans l'eau, au chômage avant même d'avoir commencé à travailler, car évidemment il manque d'expérience.
Je ne parle pas de tous ces jeunes qui, aujourd'hui, passé 25 ans se retrouvent chez papa et maman, les "TANGUY" comme on les surnomme en référence au titre d'un film narrant la vie d'un couple ayant leur grand garçon à leurs basques et qui n'est pas pressé de les quitter.
Lorsque j'observe ce qui se passe actuellement dans notre pays en crise et que dis-je ? en récession puisque la crise que nous connaissons est baptisée du beau nom de "récession", nos politiques dissertent sur l'opportunité d'abaisser à 18 ans l'âge d'éligibilité des futures "élites" de notre Nation. Comme s'ils n'avaient rien de mieux à faire.
Personnellement, pour mettre tout le monde d'accord, j'aurais tendance à souhaiter que l'âge d'éligibilité soit porté à 30 ans pour tous les postes à responsabilités à pourvoir dans le futur (président de la République, députés, sénateurs, maires etc...) ce serait, du moins je le crois, une garantie que l'expérience commence à rentrer et surtout que les futurs élus se seraient frottés aux dures réalités de la vie, de nos vies.
Je n'ai pas développé le sujet, qui appelle beaucoup de réflexions, de commentaires. Ce sont de simples petites remarques qui ne font pas le tour du problème, j'en ai conscience, mais je voulais m'exprimer un "tout petit peu" avant d'avoir à me poser la question "Quel est l'âge du capitaine qui officie à bord de notre beau paquebot "FRANCE" (mais non ....pas notre ancien joyau qui lui, n'existe plus en tant que tel), qu'est notre pays.
Je n'écris pas non plus sur le fait qu'autrefois, le sort de notre pays pouvait être entre les mains d'un enfant de 5 ans, symboliquement car c'était sous la Régence, mais à cette époque le peuple ne votait pas, on devenait Roi par la grâce de dieu. Beaucoup à dire aussi sur ce sujet.
Pour finir, je dirai que cette mode du "jeunisme" est exacerbante dans la mesure où, passé cinquante ans on est vieux alors que l'espérance de vie ne fait que s'allonger chaque année. Que nous soyons gouvernés par des vieux barbons, rien n'est plus simple à l'inverse, de fixer une limite d'âge (70 ans par exemple) au-delà de laquelle tout responsable politique doit se retirer pour précisément permettre d'élire des plus jeunes qui nous représenteront à partir de 30 ans. Je pense qu'une fourchette 30/70 ans est raisonnable puisque l'écart représente, à peu de chose près, le temps d'une carrière professionnelle dite "normale", ce qui bien sûr, ne veut pas dire que ce sera la même personnalité politique qui tiendra les rênes durant ces 40 ans....Quoique !!!!
05:20 Publié dans REFLEXIONS, DERISION, CITATIONS et un peu plus | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 19 mai 2009
QUAND LA LANGUE FRANCAISE DEBLOQUE...

Ô rage ! Ô désespérance ! Ô vieillesse ennemie !
Faudra-t-il bientôt récrire le vers de Corneille ? Le désespoir semble aujourd'hui marquer le pas, marginalisé qu'il est de plus en plus par une « désespérance » qui, elle, s'impatronise tous azimuts : à l'Université, au cœur des banlieues, sur les places financières, entre les murs des prisons et... jusque dans le moral vacillant des couples !L'avouerons-nous ? Nous avons d'abord cru qu'un ancien Premier ministre, célèbre pour ses « raffarinades », y était pour quelque chose. N'a-t-il pas contribué en effet, par le truchement de sa « gouvernance », à lancer il y a peu la mode des termes en -ance ? Mais, renseignements puisés aux meilleures sources, il nous a fallu très vite en rabattre : celui-ci est ancien, autant sinon plus que désespoir, puisqu'il serait attesté dès le XIIe siècle !
S'il nous laisse cette impression de nouveauté, c'est sans doute qu'il fut longtemps mis sous l'éteignoir par son alter ego, au point même de disparaître complètement des tablettes de la langue aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il aurait refait surface en 1801, à l'initiative de l'écrivain Louis Sébastien Mercier, grossissant le nombre de ces doublets dont notre langue a le secret... et dont l'utilité, il faut bien le dire, ne saute pas toujours aux yeux !
Certes, on s'est ingénié – car, si la nature a horreur du vide, la lexicographie ne redoute rien tant que le trop-plein – à trouver une justification a posteriori à l'existence de ce couple infernal. Le Grand Robert avance par exemple que désespérance est « plus abstrait et plus négatif » que désespoir. Mais comme, quelques lignes plus bas, le même Grand Robert donne, pour une des acceptions de désespoir, « affliction extrême », on se demande bientôt, à l'instar d'un Coluche soucieux de savoir ce que voulait dire « plus blanc que blanc », s'il peut y avoir encore quelque chose au-delà de l'extrême ! Il nous semble au contraire que, si le mot est aujourd'hui accommodé à tant de sauces, c'est qu'il est plus proche du vague à l'âme romantique ou du spleen baudelairien que du désespoir pur et dur, lequel n'est que trop souvent l'antichambre du suicide. La désespérance deviendrait ainsi une forme édulcorée (et plus « politiquement correcte ») du désespoir, ne faisant, en l'espèce, que reproduire les rapports qu'entretenaient hier leurs antonymes espérance et espoir : si l'on n'hésitait pas, dans les romans de Mauriac, à faire état de ses « espérances » quand on se savait le légataire d'une enviable fortune, le terme d'espoir, dans un contexte similaire, n'eût-il pas, lui, paru incongru, pour ne pas dire franchement déplacé ?
À l'inverse, force est de reconnaître qu'à côté du désespoir sombre et violent dans lequel on s'abîme sans retour, nombreuses furent, pour ce dernier aussi, les acceptions atténuées : qui ne se souvient que, dans plus d'une pièce de Molière, on se disait, pour un oui pour un non, « au désespoir de n'avoir pu rendre service » à son prochain ? Voilà qui, convenons-en, n'était pas rien pour une simple contrariété, oubliée aussitôt qu'éprouvée ! En témoigne encore la locution « en désespoir de cause », dont la fréquence dit assez qu'est loin d'être toujours concernée, avec ce vocable, la détresse profonde et sans remède que l'on évoquait ci-dessus.
Au demeurant, on l'a échappé belle. Le Dictionnaire historique de la langue française nous apprend qu'ont aussi eu cours par le passé, et avant de sombrer dans un salutaire oubli, les noms inespérance et inespoir. Preuve, s'il en fallait vraiment, que de la langue il ne faut jamais... désespérer !

Je remercie mon amie Véro pour ce petit chef-d'oeuvre écrit avec tant d'aisance, source d'une belle inspiration d'une fine lettrée, riche d'un vocabulaire dont on n'ose plus user aujourd'hui...
15:20 Publié dans REFLEXIONS, DERISION, CITATIONS et un peu plus | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
MENSONGES
J'aime cette image que j'ai trouvée sur GOOGLE. Elle n'est pas forcément l'illustration du magnifique poème écrit par mon amie Loukristie, que vous connaissez maintenant, puisque je suis heureuse de vous faire connaître ses poèmes pour lesquels elle m'a donné l'autorisation de publier..
Néanmoins, s'il prenait l'envie à quelqu'un de prendre ces poèmes que je publie, ceux de Loukristie et ceux de ma soeur Danie, je rappelle qu'ils sont sous copyright et qu'il est formellement interdit de les reproduire...
ENCORE UN MAGNIFIQUE POEME DE LOUKRISTIE....IL ILLUSTRE PARFAITEMENT CE QUE JE RESSENS A L'EGARD DE CERTAINES PERSONNES ET DONT JE PREFERE OUBLIER L'EXISTENCE...
BEAUCOUP D'ENTRE VOUS ME COMPRENDRONS.
Qui me connaît au point de savoir que je peux
Avoir tant de passion en amour qu’en colère,
Tout donner à quelqu’un comme sonner un adieu,
Et effacer son nom de tout mon univers…
Oui je peux aussi bien m’aveugler dans les doutes
Que faire naître la force des mensonges subis…
Car j’affirme sans regret que ceux qui m’ont menti
N’ont rien à faire dans mes lignes ou bien sur ma route.
Je croyais ces tourments et me sentais coupable
De faire souffrir cet autre, ternir son horizon…
Mais la douleur est fausse, les silences discutables,
Et tout n’est que mensonge et manipulation.
Car n’oubliez jamais : je ne vis pas de chaînes,
Sous mon habit fragile, j’ai la force de vivre,
Et ceux qui me connaissent savent l’espoir qui m’entraîne…
La lumière de mon âme se relève pour survivre…
Passez votre chemin, mensonges sans avenir,
Jamais rien ni personne ne pourra me détruire…
LOUKRISTIE mon poète préféré.
05:05 Publié dans POESIES, PROSE, ROMAN, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 18 mai 2009
LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE...

Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés: On n'en voyait point d'occupés,A chercher le soutien d'une mourante vie;
Nul mets n'excitait leur envie, Ni loups ni renards n'épiaient La douce et l'innocente proie;
Les tourterelles se fuyaient:Plus d'amour, partant plus de joie.
Le lion tint conseil, et dit: "Mes chers amis, Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune; Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du céleste courroux;
Peut-être il obtiendra la guérison commune. L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements:
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence L'état de notre conscience
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons, J'ai dévoré force moutons. Que m'avaient-ils fait? Nulle offense;
Même il m'est arrivé quelquefois de manger Le berger. Je me dévouerai donc, s'il le faut: mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi:
Car on doit souhaiter, selon toute justice, Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi; Vos scrupules font voir trop de délicatesse.
Eh bien! manger moutons, canaille, sotte espèce.
Est-ce un pêché? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant, beaucoup d'honneur;
Et quant au berger, l'on peut dire Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire." Ainsi dit le renard; et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances
Les moins pardonnables offenses: Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints. L'âne vint à son tour, et dit: "J'ai souvenance
Qu'en un pré de moines passant, La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net."
A ces mots on cria haro sur le baudet.Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal, Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout le mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger l'herbe d'autrui! quel crime abominable!
Rien que la mort n'était capable, D'expier son forfait: on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de La Fontaine
Recueil II, livre VII
En écoutant ma radio ces jours-ci, en regardant la télévision de temps en temps, m'est revenue cette fable de La Fontaine qui est toujours d'actualité bien qu'écrite entre 1668 et 1696, période durant laquelle cet écrivain produisit ses célèbres fables.
En ce moment nous avons de quoi faire et surtout réfléchir sur ce qui a été écrit dans la seconde partie du XVIIème siècle, quand règnait le Roi-Soleil Louis XIV.
Notre début de XXIème siècle n'a rien à envier à ces siècles passés, qui eux aussi connurent leurs périodes noires.
Quand je me penche plus sérieusement sur le sens de cette fable très particulière que j'ai apprise durant mon enfance, je me dis qu'elle devrait figurer aujourd'hui dans tous les manuels scolaires. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre à connaître ce qu'est ce monde fait de "puissants et de faibles" ou bien en d'autres termes, de "riches et de pauvres".
Aujourd'hui ce n'est pas la peste qui répand la terreur, mais ce sont de nouvelles "plaies" pas d'Egypte, mais "mondiales". Est-ce le ciel qui nous les envoie ? Bien sûr que non ! Que nenni mon bon Seigneur ! Encore une fois, c'est bien l'Homme avec un grand "H", non pas que j'honore l'homme en mettant une majuscule, c'est simplement pour bien le nommer et pour lui faire porter le poids de ses folies et de ses démesures, car si nous listons tous les maux qui actuellement "chamboulent", "chambardent" notre monde, nous n'y verrons à l'origine que le poids de la folie de l'Homme.
Je veux simplement exprimer ce que je perçois en relisant cette fable : la crise monétaire internationale, la crise du pétrole, les délocalisations, le chômage, la misère, le cancer, le SIDA, les grippes quelqu'en soit l'origine, le 11 septembre 2001, la canicule (tout cela dans le désordre et liste non exhaustive car j'oublie les procédures en cours devant les tribunaux) qui se répandent de par le monde pendant que les riches sont toujours plus riches, les pauvres sont plus pauvres...et cerise sur le gâteau si j'ose m'exprimer ainsi, après avoir effrayer le monde avec toutes sortes de maladie, voici la dernière : la Grippe A qui débarque comme cela, brutalement du Mexique...
Il fallait bien détourner notre attention des grands problèmes mondiaux en éveillant nos craintes ancestrales face à de nouvelles maladies, comme s'il n'y en avait pas encore assez comme cela pour nous apeurer. Pendant que nos informations nous rebattent les oreilles avec cette grippe A, ces messieurs d'en haut continuent à mener la danse, à faire la pluie et le beau temps et à se pavaner là où la grippe A ne frappe pas.
Pour finir, ces messieurs ne manquent pas non plus de nous rassurer en nous annonçant qu'il y a des millions de masques en stock pour nous protéger, des millions de doses de vaccin dans les laboratoires, mais là pas certain qu'ils soient efficaces, puisqu'ils font l'objet d'études pour savoir si le virus "A" sera éradiqué grâce à ce vaccin dont l'efficacité ne sera certaine que dans trois ou quatre mois...
De vous à moi, je pense qu'une nouvelle catastrophe viendra d'elle-même éradiquer la grippe A, car l'information allant vitesse grand V, il faudra bien détourner de nouveau, notre attention sur autre chose...Pourquoi pas une nouvelle canicule par exemple ???
10:24 Publié dans REFLEXIONS, DERISION, CITATIONS et un peu plus | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 17 mai 2009
MECHANCETE, ENVIE ET JALOUSIE...

petit clin d'oeil que j'ai trouvé sur GOOGLE...(autant citer mes références)
Il est important pour moi de toujours citer mes sources d'information, par honnêteté intellectuelle eu égard à ceux qui rédigent les articles et par simple honnêteté pour vous qui me lisez. Je sais qu'il y a une personne sur internet qui copie ce que je fais et ce que font certaines de mes amies, par le copié-collé rien de plus facile. Ce n'est même pas de la copie, c'est de la bêtise.
Ce matin je me suis lancée à la recherche de quelques citations sur trois vilains défauts qui caractérisent certains êtres humains.
- Le plus souvent la bêtise est soeur de la méchanceté. (Extrait de Citations de Sophocle)
- Il n'est rien comme la jalousie pour absorber un être humain tout entier. (Milan Kandera) -(Extrait de La valse aux adieux)
- L'envie, ce vice contraire à tout amour. (Sébastien Lapaque) - (Extrait de Mourir d'envie)
JE SUIS EMERVEILLEE DEVANT LA CULTURE DE NOTRE PAYS, JE DEVRAIS DIRE "DE TOUS LES PAYS". J'AI BEAUCOUP D'ADMIRATION POUR CEUX QUI L'ONT FAITE ET QUI LA FONT.
Dans les années cinquante, un metteur en scène italien, acteur à ses heures : Vittorio de Sica, avait fait une série de films : PAIN AMOUR ET FANTAISIE, PAIN AMOUR ET JALOUSIE et PAIN AMOUR AINSI SOIT-IL....C'était de charmants films dont les deux premiers avaient pour "STAR" Gina Lollobrigida et le troisième avait Sophia Loren.
Je me suis donc inspirée de ces titres, pour intituler mon billet de ce matin.
Je ne sais pas si vous avez remarqué comme la méchanté, la jalousie et l'envie sont dominantes dans ce monde de la communication que sont les médias, Internet et.....bien souvent, tout simplement dans les familles et mêmes chez nos voisins.
Je ne veux pas me montrer vertueuse, loin de moi cette pensée. J'ai mes défauts et je les assume pleinement, mais je crois pouvoir dire avec assurance que je ne suis pas née avec ces trois "maux" qui rongent l'âme et le coeur de certains de nos congénères. Je me demande même s'ils sont pourvus d'une âme et d'un coeur, mais là n'est pas mon problème.
Ce qui me fait réagir, c'est la question que je me pose...De quels tourments souffrent ces êtres qui n'ont d'autre occupation que d'épier, éplucher, chercher la petite bête à d'autres personnes qui ne s'en occupent absolument pas.
Rien que cette semaine, j'ai trois amis que je ne citerai pas pour ne pas les gêner, qui ont des sites divers sur l'Art, se sont fait copieusement "embêtés" par des imbéciles, de grands malades...Heureusement, le talent de mes amis leur permet de résister et tenir bon à tant de méchanceté.
Je pense que je ne suis pas à l'abri de ces malades, puisque j'ai déjà supprimé quelques commentaires insultants. La teneur de ces propos étant manifestement le produit d'esprits malades, donc, comme ma nature est de rire, j'ai ri.
Finalement, je me dis que ce n'est pas charitable de me moquer de ces pauvres gens habités par la méchanceté. Je pense que tant de sentiments négatifs, ne peuvent être dictés que par une grande souffrance morale... Alors, je vais les laisser à leurs tourments, ils vivent leur enfer sur terre c'est tout...
Sacha Guitry (qui lui aussi avait été l'objet de tous ces vilains personnages aigris),avait écrit cette phrase que j'affectionne et que je fais mienne depuis longtemps, une nouvelle fois je vous la livre :
"Si ceux qui disent du mal de moi, savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage...".
Puis pour terminer, je vais vous livrer une petite association que j'ai faite entre les initiales de PL la personne qui travaille avec mon acteur préféré,(une manière de les saluer au passage) et deux mots qui étaient en vogue à l'époque des Hippies... :
07:05 Publié dans REFLEXIONS, DERISION, CITATIONS et un peu plus | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 10 mai 2009
ALLEZ PATRICIA...........
Je ne suis pas une inconditionnelle de Patricia KAAS. J'aime certaines de ses chansons, elle chante bien, elle a une belle voix et du charisme.
Je n'apprécie pas particulièrement la chanson qu'elle chante ce soir dont le titre est "S'IL FALLAIT LE FAIRE" mais je reconnais qu'elle l'interprète avec beaucoup de sensibilité et de sensualité.
Si je n'aime pas la chanson, je dois dire que Patricia Kaas mérite un petit coup de chapeau, car sans mettre sa carrière en péril, elle ose mettre son talent en jeu. Elle-même a dit qu'elle n'avait rien à perdre mais qu'elle tenait à représenter la France dignement.
Pour avoir vu quelques images de sa future prestation, je pense qu'elle a une grande classe qui tranche avec les autres intervenants qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé.
En bonne Française, je vais regarder Patricia, pour la soutenir comme cela, virtuellement....
Ce qui me paraît un peu trop franchouillard, c'est encore une nouvelle fois les présentateurs Cyril Anouna et Julien Courbet qui considèrent comme acquise la victoire de Patricia Kaas. Ils vont lui porter la poisse !!!
Elle passe en troisième position, donc encore beaucoup de monde derrière elle avant le résultat final...
Alors Patricia, nous sommes derrière vous et, bien que je ne sois pas par définition une défaitiste, je ne crois pas en toutes vos chances, mais je vous souhaite malgré tout de remporter ce challenge qui semble être un enjeu important pour la France et les Français.
DIMANCHE MATIN : Bon ! C'était bien la peine que je veille pour la soutenir (je n'ai pas voté, je ne suis pas allée jusque là quand-même), elle n'a pas gagné mais elle n'a pas démérité...
Ce n'est pas encore demain la veille que la France organisera le grand prix de l'Eurovision.
00:15 Publié dans CHANTEURS COMPOSITEURS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




























